En juin 1998 disparaissait Éric Tabarly, laissant à l’histoire une vie d’aventures océaniques, de courses au large et d’innovations technologiques. Cap l’Orient et l'Association Éric Tabarly ont alors décidé en 1999 de créer la Cité de la Voile Éric Tabarly à Lorient. Le site ouvre ses portes en 2008.
Cap l’Orient agglomération, la Communauté d’Agglomération du Pays de Lorient, compte 19 communes (Brandérion, Caudan, Cléguer, Gâvres, Gestel, Groix, Guidel, Hennebont, Inzinzac-Lochrist, Lanester, Languidic, Larmor-Plage, Locmiquélic, Lorient, Ploemeur, Pont-Scorff, Port- Louis, Quéven, Riantec) et 190 000 habitants.
Depuis une quinzaine d’années, Cap l’Orient agglomération est très active dans le soutien au développement durable du territoire. Le développement économique est, avec la protection de l’environnement, le domaine de compétence dans lequel les actions communautaires sont les plus diversifiées : actionnariat majoritaire du Port de pêche ; soutien à la construction et la réparation navale ; parcs d’activités ; parc technologique, pépinières d’entreprises ; soutien aux centres de transfert de technologie. La filière nautique est depuis 15 ans un secteur de diversification de l’activité économique avec le tourisme.
Dans le cadre de la reconversion de l’ancienne Base de sous-marins en pôle de développement du nautisme, la Cité de la voile Éric Tabarly s’inscrit parfaitement dans les orientations prioritaires de Cap l’Orient agglomération.
Présidée par Jacqueline Tabarly, cette association est née après la disparition en mer du marin, en 1998. Elle a pour but de poursuivre l’œuvre maritime et éducative d’Éric Tabarly en maintenant en condition de navigabilité les Pen Duick dont le port d’attache est la Cité de la Voile Eric Tabarly.
Les pontons de la Cité de la Voile (accessibles dans le cadre de la visite) accueillent au fil de l’année les escales de ces cinq bateaux emblématiques et d’autres voiliers remarquables. L’association Éric Tabarly a également ses locaux au sein de la Cité de la Voile.
La gestion de la Cité de la Voile Eric Tabarly a été confiée, dans le cadre d’une délégation de service public, à la Sellor, société d’économie mixte dont Cap l’Orient est l’actionnaire majoritaire. La Sellor gère déjà 16 équipements de loisirs et de tourisme, à vocation nautique ou touristique et culturelle, répartis sur 13 des 19 communes de Cap l’Orient.
Avec plus de 90 salariés permanents, la Sellor organise ses activités autour de 5 grands pôles, sur 13 communes de Cap l'Orient :
- un pôle Loisirs nautiques
- un pôle Hébergement : camping de la fontaine et gîtes du lain
- un pôle Ports de plaisance
- un pôle Espaces découverte
- la Cité de la Voile Éric Tabarly
La Cité de la Voile Éric Tabarly illustre parfaitement la politique de développement durable et solidaire menée par Cap l’Orient agglomération, capitale régionale du développement durable. En 2001, c’est l’agence Jacques Ferrier (Projet Hypergreen à La Défense, ambassade de France en Chine,…), qui gagne le concours d’architecture. Son projet mettant en avant les démarches de Haute Qualité Environnementale (HQE) a fait la différence.
Nef de métal et ossature transparente semblant en suspension au-dessus des quais et rejoignant « la Tour des vents », le bâtiment offre un contraste saisissant face à la lourdeur des masses de béton des anciens abris à sous-marins du site. Ce signal surplombe l’ensemble et relie, par une passerelle, les pontons destinés aux Pen Duick et l’espace muséographique. L’ouvrage est léger et sert de support à une plate-forme accessible aux visiteurs par la passerelle haute. De là, ils pourront contempler les bateaux amarrés, l’activité sur les pontons voisins, et au-delà un vaste panorama. A l’intérieur, l’utilisation du bois sur la voûte du bâtiment fait référence à l’architecture navale.
La Cité de la Voile Éric Tabarly économise l’énergie et intègre les nouvelles normes HQE. 150 m² de capteurs solaires produisent 20 % de la consommation électrique (hors exposition). Le pompage d’eau de mer permet par échange thermique la production de chaleur et de froid.
Des choix architecturaux judicieux permettant de maîtriser les apports solaires :
Des choix de technologies assurant une utilisation rationnelle de l’énergie ainsi que l’exploitation des ressources naturelles du site :