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Anniversaire de la victoire de Tabarly sur Pen Duick II

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La Cité de la Voile a une âme. Ou plutôt un esprit : celui d’Éric Tabarly, marin précurseur dont elle célèbre le parcours depuis 10 ans.

 
 
Comment naissent les légendes ? Comment Éric Tabarly a-t’il mis une voile dans le cœur de tous les français ?  1964 : une victoire historique.
 

1964 : VICTOIRE D’ÉRIC TABARLY DANS LA TRANSAT ANGLAISE

La Cité de la Voile a une âme. Ou plutôt un esprit : celui d’Éric Tabarly, marin précurseur dont elle célèbre le parcours depuis 10 ans.
Souvenez-vous en 2014, la Cité de la Voile fêtait le 50ème anniversaire de la victoire d’Éric Tabarly dans la transat anglaise de 1964.
2018. Cinquante-quatre ans, ce n’est pas loin. Pourtant à l’échelle du progrès, c’est une éternité.
 
Le 23 mai 1964, Éric Tabarly est au départ de la Transat anglaise, à Plymouth, seul, à la barre de Pen Duick II. En moins de 28 jours - 629 heures et 58 minutes pour être précis -, il traverse l’Atlantique et rejoint les côtes américaines de Newport. Avec son bateau présenté comme un ovni (une coque légère en contre-plaqué de 13,60 m pour un déplacement léger), il pulvérise la performance de l’Anglais Francis Chichester, le premier à avoir gagné cette course en solitaire en 1960.
Le 18 juin 1964, sur la ligne d’arrivée, la victoire d’Éric Tabarly est presque insolente : le jeune français de 33 ans, avec son voilier moderne presque révolutionnaire, devance le grand favori Francis Chichester.
Comparé à ses rivaux, Pen Duick II avec son gréement, sa coque, sa voilure, ses mensurations et le choix des matériaux, dénote. À l’époque, on pensait que pour naviguer efficace, il fallait naviguer « lourd » avec des coques en bois. Éric Tabarly lui pensait le contraire. Avec Gilles Costantini (architecte naval), ils font le choix du contre-plaqué de 15 mm d’épaisseur pour un bateau qui pèse deux fois moins lourd qu’un bateau classique.
Lors de votre visite de la Cité de la Voile, vous ne manquerez pas de découvrir la cabine de Pen Duick II dans le parcours de visite (Éric Tabarly a conçu ses aménagements intérieurs selon une formule simple mais efficace : naviguer, manger… dormir). Et vous aurez peut-être la chance d’admirer Pen Duick II au ponton s’il n’est pas en navigation.
 

la curiosité devient légende

En France à cette époque, la course au large est une discipline méconnue. Contrairement à la Grande-Bretagne, ce n’est pas un sport national. La plaisance y est balbutiante. Les ports ne sont pas adaptés, les bateaux sont chers. Éric Tabarly, malgré lui, sans en avoir la prétention ni même l’ambition, va défricher la discipline.
Sa victoire, sacralisée par la presse parisienne, va donner des envies de grand large aux Français. Ses innovations vont révolutionner la plaisance. L’homme (et ses bateaux) va devenir une légende populaire et inspirer, dans son sillon, de nombreux marins. Beaucoup aujourd’hui, se revendiquent de son héritage. En 48 ans de Transat anglaise (1960-2008), seuls un Anglais (en 1968) et un Américian (en 1980) parviendront à arracher la victoire aux petits « frenchies ». Peyron, Poupon, Desjoyeaux et les autres n’ont pas oublié par qui tout a commencé…
 
Revivez avec nos guides-animateurs les succès et les anecdotes liés à ce grand marin. Pendant  les vacances scolaires, ils vous proposent une médiation "Éric Tabarly, un marin hors norme" dans l’espace qui lui est dédié dans la Cité de la Voile autour des maquettes de ses bateaux.