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L’impact de la crise sur la préparation des skippers

En ce moment

Depuis le 11 mai, les mises à l’eau s’enchaînent et pratiquement tous les bateaux ont retrouvé leur élément.

 

Les années de Vendée Globe sont toujours riches en courses et intenses pour les skippers et les bateaux IMOCA. Les courses servent à valider les modifications du chantier d’hiver avant le grand rendez-vous qu’est le Vendée Globe. Elles permettent aussi de valider les dernières qualifications des skippers (11 des 35 candidats ne sont pas encore qualifiés).

Cette année, les skippers auraient dû prendre le départ en mai de la Transat CIC (Brest – Charleston USA), puis, de la transat retour en juin, la New York - Vendée. Avec la crise du COVID-19, les mesures de confinement et les fermetures des frontières, ces deux courses ont été annulées.

 

Des courses annulées et une nouvelle course créée

Pour compenser l’annulation de ces transatlantiques, la classe IMOCA a réfléchi à une nouvelle course qui respecterait les contraintes liées à la situation sanitaire. Cette course, c’est la Vendée - Arctiques - Les Sables d’Olonne. 

Son parcours : 

  • Départ des Sables d’Olonne le 4 juillet, sans village de départ. Les skippers partiront de leur port d’attache et rejoindront directement la ligne de départ.
  • Une boucle de 3600 milles (soit 6500 km environ) en solitaire entre la Vendée, une marque sur le cercle polaire Arctique, entre l’Islande et le Groenland puis les Açores, avant de revenir au point de départ, aux Sables-d’Olonne. 

Pour le moment, 26 skippers sont inscrits: Jérémie Beyou, Giancarlo Pedote, Nicolas Troussel, Charlie Dalin, Boris Herrman, Kevin Escoffier, Fabrice Amedeo, Manuel Cousin, Arnaud Boissière, Sam Davies, Kojiro Shiraishi, Benjamin Dutreux, Pip Hare, Damien Seguin, Alan Roura, Sébastien Simon, Maxime Sorel, Alex Thomson, Clément Giraud, Thomas Ruyant, Isabelle Joschke, Armel Tripon Clarisse Crémer, Romain Attanasio, Yannick Bestaven, Miranda Merron.

 

Du côté des bateaux

La plupart des bateaux étaient en chantier d’hiver post Transat Jacques Vabre au moment de l’annonce du confinement. Cette annonce a surtout eu comme effet de ralentir l’avancée des chantiers ou de les stopper et de retarder les mises à l’eau.

Pour les bateaux les plus récents, la situation est un peu plus compliquée :

  • L’Occitane d’Armel Tripon a été mis à l’eau en février puis l’équipe et le skipper ont été touchés par le COVID-19. Le skipper a donc passé sa première nuit à bord seulement post-confinement.
  • Corum de Nicolas Troussel aurait dû être mis à l’eau au moment du confinement. La mise à l’eau a été reportée au 7 mai grâce à une dérogation spéciale avec 7 semaines de retard sur le programme initial. En ce moment, l’équipe est encore en phase de tests et non dans la performance. Le bateau devrait prochainement partir en mer, dans des conditions plus costauds pour valider la solidité du bateau.

 

Et maintenant ?

Depuis le 11 mai, les mises à l’eau s’enchaînent et pratiquement tous les bateaux ont retrouvé leur élément.
D’une manière générale, les skippers n’ont pas navigué sur leurs bateaux depuis la fin de la Transat Jacques Vabre : depuis novembre ou décembre pour ceux qui ont fait le convoyage retour de leur bateau, soit 6 mois sans naviguer et autant de temps perdu sur leur préparation.

La priorité des skippers est désormais de naviguer au maximum pour valider les modifications faites lors des chantiers d’hiver. Il faut également préserver le bateau et conserver des temps pour l’entretien et les petits travaux de l’IMOCA.

 

Qu’ont fait les skippers pendant le confinement ?

Le confinement a permis aux skippers de se concentrer sur la partie théorique de leur entraînement : étude du parcours et de sa météo. Ils ont aussi continué leur préparation sportive à domicile :
Voir la préparation sportive de Clarisse Crémer

Voir la préparation sportive de Jérémie Beyou

Certains ont pu continuer de travailler sur le chantier de leur bateau en équipe très très réduite.
Et d’autres encore ont profité de ce confinement pour passer du temps en famille, ce qui est habituellement compliqué les années de Vendée Globe.

Voir les moments en famille de Samantha Davies et Romain Attanasio

 

 

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